FORMULAIRE D'INSCRIPTION

Navettes prévues le premier et dernier jour du camp vers Bourg-en-Bresse (gare et alentours).

Vue les récentes inscriptions, la tranche d'âge est ouverte aux plus jeunes : à partir de 9 ans.
Si le coût est un sérieux frein : message à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

PROJET PÉDAGOGIQUE

1. Le camp laisse chacun jouir de sa liberté d'être et de faire sans discrimination, fondée notamment sur l'âge.

Nous souhaitons que chacun déroule sa vie de la manière dont iel le souhaite. Ne pas décider pour les jeunes, c'est les mettre en position d'auteurs de leur séjour. Par conséquent, nous plaçons notre confiance envers chaque individu pour prendre des décisions et interagir avec son environnement dans un cadre déterminant.

Pour garantir une certaine vie de groupe, le rythme et le contenu du séjour sont décidés au premier rituel de la journée, en deux temps :

→ « Quoi de neuf ? » : Réunion matinale servant à exprimer ce qui a besoin de l'être. C'est l'espace-temps pour partager son humeur, son rêve, une anecdote ou autre chose au groupe. Différent du rituel de fin de journée, car il n'induit pas véritablement d'échanges, et sert à « faire groupe » en début de journée.

→ « Agenda » : À partir du mur des désirs (cf. plus bas), des envies spontanées et des circonstances, le collectif ajoute ou modifie des activités sur l'agenda du séjour. Il sert d'outil primordial au fonctionnement quotidien du camp, tant pour suivre la vie collective que pour organiser des temps forts.

En organisant des activités collectives sur l'Agenda, le groupe vit autant de temps collectifs qu'il l'a décidé. En général, deux activités ne sont pas proposées en même temps, afin que chacun puisse participer à toutes les activités communes. Pour ne pas gêner les besoins et intérêts personnels, il est possible de se soustraire d'une activité ; un·e anim ira alors s'assurer de l'état de la personne et de la raison de son retrait.

 

2. Le camp cultive le sens de la responsabilité individuelle et l'autonomie.

Chaque individu est responsable de l'utilisation de son temps, et aller vers ses propres appétences implique d'être à l'écoute de soi et des circonstances. C'est en prenant des décisions que les jeunes ont l'opportunité de tester leur libre-arbitre et de mieux retenir les conséquences de leurs choix. Ainsi, ils expérimentent, découvrent et comprennent les limites que nous nous imposons collectivement.

Pour une vie de groupe fluide, quelques outils d'auto-gestion :

→ Le « planning-repas » & le « planning-ménage » : avec un·e anim référent·e, quelques personnes sont chargées de l'organisation du repas, du début à la fin, et une autre équipe avec un·e autre anim est chargée de ranger-nettoyer différents espaces du camp.

→ « L'auto-wash »: système de vaisselle auto-géré.

→ « Le cahier de râlage » et « le cahier de bonheur » :

→ « Le mur des désirs » : espace de propositions d'activité vues au temps « Agenda ».

 

3. Le camp entretient le désir d'apprendre intrinsèque de tous.

Nous sommes naturellement motivé·es pour s'approprier les compétences les plus importantes, les plus valorisées et les plus modernes de notre culture. Les recherches scientifiques indiquent que le jeu est la forme la plus adapté à l'apprentissage, les activités ludiques sont privilégiées (Source : Libérez votre cerveau - Idriss Aberkane).

Bien que toute l'équipe d'animation soit ouverte à tout type de discussion, des référent·es sont identifié·es sur différents sujets : « Santé », « Sexualité », « Tabac, alcool, drogues », et servent d'interlocuteur·ices privilégié·es.

D'autres références servent davantage le bon fonctionnement du camp : « Économe », « Matériel », « Repas », « Ménage ».

 

4. Le camp, avec ses modérateur·ices, favorise l'estime de soi, l'humilité, la confiance en soi et en l'autre.

Avec une attention constante sur notre propre attitude, nous ne cherchons pas à éteindre les conflits mais à les identifier dès que possible, les verbaliser pour les résoudre. L'équipe d'animation est vigilante à employer une communication non-violente, plus spécialement lors de la gestion de conflit, où la résolution peut nécessiter la modération de l'ensemble du groupe.

Un rituel sert la santé mentale & émotionnelle des individus :

→ « La météo » permet de diagnostiquer les tensions au plus tôt pour les traiter plus facilement. Elle se fait en petits groupes pour libérer la parole, et ainsi éclairer des tensions, traitées immédiatement ou au rituel suivant.

 

5. Le camp facilite le développement de la coopération, de l'esprit critique et condamne le harcèlement. 

En co-construisant les règles, le programme, les compromis sont parfois nécessaires. Pour un fonctionnement plus agréable, la coopération est ainsi induite par ces espaces de discussions.

En étant attentif à la qualité des liens entre les individus, la variété des âges induit une certaine auto-régulation des conflits entre les individus dans un premier temps (Source : Libre pour apprendre – Peter Gray).

Un rituel sert de garant à l'ambiance propice :

→ « La place à palabres » est une réunion de groupe fondée sur une gestion par tensions & désirs. Elle sert à prendre des décisions de manière efficiente, avec le soutien d'un facilitateur. Cet espace-temps permet de traiter tous les malaises et les besoins, tout en donnant à chacun le même pouvoir d'agir, la même légitimité de décision sur tous les sujets.

 

6. Le camp augmentent la palette des compétences et des savoirs acquis.

Le jeu est le meilleur moyen par lequel nous nous exerçons et maîtrisons les compétences dont nous avons besoin pour évoluer (Source : Ibid). L'équipe d'animation cherche à faire découvrir des activités, des savoirs que les plus jeunes ne provoqueraient pas. Elle est également garante de la diversité des propositions : Jeux physiques, de langage, d'exploration, de construction, d'imagination et jeux sociaux. Cette dernière catégorie est essentielle pour se sentir bien dans le groupe, en dehors de la vie quotidienne.

 

 Inscriptions ici : https://forms.gle/UEwGY9ES5BUBHXjE8

 

Les grandes questions

  • C'est quand ? Où ? Pour qui ?

Du 1er au 14 août 2021, pour une vingtaine de jeunes entre 12 et 16 ans, à la Fabrique du Revermont.

 

  • C'est quoi, la Fabrique du Revermont ?

Un tiers-lieu avec plein d'espaces !

Un grand jardin, avec des toilettes sèches, des douches solaires, une fontaine, une terrasse, une scène. Une vieille maison avec une quinzaine de salles immenses, dont une salle de musique, une salle de canapés, une gratuiterie... Un ancien appart transformé en coworking, qui servira d'espace de cuisine pendant le séjour. Des granges et un atelier qui servent de lieux de stockage et de bricolage.

Espace de vie social financé par la CAF, ce lieu mérite d'être découvert et approprié par les jeunes des environs.

 

  • Comment on dort ?

Nuits sous tentes, besoin d'un matelas et de quoi s'envelopper. Le voisin nous prête son immense terrain pour camper à une centaine de mètres du bâtiment, et laisse libre le jardin pour nos activités. La Fabrique n'est malheureusement pas un établissement habilité à héberger en intérieur. La journée, elle permet néanmoins de faire d'être au frais, même en cas de canicule !

 

  • Qui compose l'équipe d'animation ?

Robin Ruelen – permanent Fabrique, stagiaire BAFD, permis B & PSC1

Marilou Mouchet – étudiante, stagiaire BAFA, permis B & PSC1

Maël Touly – étudiant, diplômé BAFA, permis B & PSC1

Marin Ruelen – étudiant, permis B

Colombe Perret – étudiante, diplômée BAFA, permis B & PSC1

 

  • Quels sont les objectifs du séjour ?

Responsabiliser les jeunes, les rendre capables et décideurs.

Créer un collectif, un groupe, où chacun·e est intégré·e individuellement.

Créer un espace sécurisant pour permettre aux jeunes de s'émanciper et être acteur·ice de leur séjour.

Vivre un temps convivial, festif, ensemble.

Faire mûrir nos réflexions éco-citoyennes.

 

  • Pourquoi « démocratique » ?

Les règles sont discutées et décidées ensemble, dans l'idéal par consensus, sinon sous forme de vote. Chaque individu dispose alors d'une voix égale à n'importe lequel d'autre, peu importe son âge ou son statut dans le camp. Les règles servent ensuite comme lignes directrices à l'ensemble du groupe.

 

  • N'importe quelle règle peut être créée, modifiée ou supprimée ?

Le directeur et les animateur·ices délèguent le pouvoir de décision sur l'organisation de l'ensemble du séjour, tant que cela est compatible avec les lois nationales, et la juste sécurité physique, émotionnelle et mentale des individus dont l'équipe d'animation est garante.

 

  • Et si c'est n'importe quoi, le désordre total ?

Tant que que l'environnement est sécure à tout point de vue, le collectif peut expérimenter le n'importe quoi. C'est l'équipe d'animation qui veille à ce que chacun soit en accord avec le fonctionnement décidé. Dans le cas où une personne se sente mal, insécure, l'équipe d'animation est légitime de briser le processus démocratique, en expliquant pourquoi et en cherchant à dévier le moins possible l'organisation en vigueur.

 

  • Quelle différence entre les anims  et les jeunes ?

L'équipe a effectué un travail en amont du camp de 5 journées en commun, sans compter le travail d'administration et de communication. La préparation des espaces, la coordination du fonctionnement pédagogique et ses outils ont nécessité du temps et de l'expérience.

Pendant le camp, les plus grands et donc les anims sont davantage perçus comme des médiateur·ices, des « personnes-à-tout-faire » ressources.

 

L'équipe a prévu des « 5ème » en toute fin de soirée pour débriefer ensemble le fonctionnement en cours. C'est le rendez-vous quotidien des anims entre elles·eux pour partager des informations, des ressentis particuliers et des critiques constructives pour s'auto-évaluer. Il sera accessible aux jeunes qui le souhaitent, sauf si un·e anim leur demande de s'éloigner pour respecter une certaine confidentialité.

 

Pour finir

Il n’y a pas d’actions éducatives, il y a des situations qui peuvent devenir éducatives.

Il n’y a pas de jeunes-problème, il y a des situations-problème.

On ne cherche pas la solution, on travaille ensemble à trouver ce qui fait problème, puis ce que l’on peut faire ensemble pour trouver une réponse possible.

On ne crie pas, on ne punis pas, on travaille, réfléchit, et trouve ensemble.

Il n’y a jamais de décisions individuelles, de réponses pulsionnelles, on diffère, on fait et construit ensemble.

 

Le processus éducatif classique fait que c’est l’adulte qui décide de ce que l’enfant va apprendre (c’est la logique projet). Ici, l’éducatif se co-construit avec comme finalité le « care », le soin, l’attention à l’autre. Le soin est humanisme, un enjeu démocratique.

On rencontre d’abord... Puis ce qui guide l’action, c’est le « care », le soin, l’attention au plus faible/fragile, à celui en situation particulière.

Ce n’est pas l’adulte qui éduque, c’est la situation.

On prend le risque de la rencontre et du soin.

Inscriptions là : https://forms.gle/UEwGY9ES5BUBHXjE8